école de plongée sous marine NEMO
Les dangers de la plongée libre
Plusieurs dangers guettent principalement celui qui pratique la plongée libre.
LA NOYADE
Il existe deux types de noyé. Le noyé bleu, qui est la conséquence
de l'inhalation d'eau dans les voies respiratoires. (par exemple, de l'eau dans
le tuba, une panique, une défaillance du matériel).
Le noyé blanc, provoqué par une perte de connaissance sous l'eau
sans inhalation d'eau dans les poumons (par exemple, l'hydrocution, l'hyperventilation).
L'HYPERVENTILATION
Le réflexe respiratoire est lié directement au taux de CO2 contenu
au niveau du bulbe rachidien. En pratiquant de façon intense l'hyperventilation,
on abaisse artificiellement ce taux, retardant de ce coup le besoin de respirer.
Pendant ce temps, le taux d'O2 lui, continue de baisser jusqu'à
atteindre le seuil critique. Dans ce cas, il peut se produire une syncope soudaine
pouvant entraîner la noyade (anoxie).
(Voir le cours sur " La régularisation du rythme respiratoire ").
La règle du tiers-temps: il est important de bien
connaître ses limites, pour cela on peut appliquer la règle "du
tiers-temps". Pratiquer l'hyperventilation de façon prolongée
jusqu'à l'apparition du premier symptôme (vertige, impression de
points devant les yeux, ...) en chronométrant le temps. Il suffira par
la suite de ne jamais dépasser le tiers du temps chronométré
pour la pratique de l'hyperventilation sans toutefois dépasser 30 secondes.
Plutôt que de s'hyperventiler, il est donc préférable de
se "ventiler" c-à-d respirer lentement et profondément
5 à 6 fois avant chaque apnée.
L'HYDROCUTION
Cet accident est un réflexe d'origine périphérique. Il
prend naissance dans la peau par contact avec l'eau froide; ce qui entraîne
une réponse de vasoconstriction des centres bulbaires.
Si cette réponse est trop brutale, il y a arrêt de la circulation
cérébrale et ensuite survient la syncope. Si quelques instants
plus tard, les mouvements respiratoires reprennent, la victime aspire de l'eau
et se noie par asphyxie.
Les premiers symptômes de l'hydrocution sont: des démangeaisons,
une sensation des membres lourds, des crampes, des maux de tête violents
et subits, une accélération de la respiration.
Il faut, dès les premiers symptômes, sortir de l'eau immédiatement
Eviter les bains après une longue exposition au soleil, toujours donner
au corps le temps de s'acclimater à la température de l'eau.
En cas d'hydrocution, réchauffer la victime.
L'HYPOTHERMIE
Ou abaissement de la température du corps, il s'agit de la déperdition
thermique lors d'un séjour prolongé dans l'eau froide. Pour remédier
à cela, s'équiper d'une combinaison , de gants et de chaussons
adaptés. Malheureusement cela ne suffit pas toujours, n'hésitez
donc pas à interrompre votre plongée dès les premiers signes
de refroidissement (par exemple l'insensibilité des extrémités).
L'hypothermie peut entraîner syncope et noyade.
LE " RENDEZ-VOUS SYNCOPAL DES 7 METRES "
Nommé ainsi suite au nombre élevé
d'accidents de plongée libre constatés à la remontée
entre - 10 et - 5 mètres.
2 facteurs expliquent ces accidents: 1° - La diminution
de la pression partielle d'O2 consommé par l'organisme pendant l'apnée.
2°-
La diminution rapide de la pression partielle d'O2 en cours de remontée.
(principalement entre - 10 et - 5 mètres).
Il faut savoir que la position du plongeur en cours de remontée (regarder
vers la surface, tête en haut) diminue l'irrigation du cerveau et de ce
fait, augmente la probabilité de syncope.
Attention également à ne pas pratiquer de façon intensive
la plongée libre. En effet, celle-ci peut être la cause d'oedème
aigu du poumon et/ou de surmenage cardiaque.
Pour information, il existe un risque d'ADD de la plongée libre (TARAVANA).
DE TOUTE FAÇON
, IL EST IMPERATIF DE NE PAS PRATIQUER LA PLONGEE LIBRE SEUL.
Il faut impérativement être relié à la surface par
un filin d'une longueur max. de 40 mètres. En surface, doit se trouver
un plongeur qualifié ou secouriste-plongeur.
Si vous êtes deux à pratiquer la libre, privilégiez le système
d'alternance (un en immersion, l'autre surveille en surface).
- RESPECTER UN DELAI DE 3H. AVANT ET APRES UNE PLONGEE
EN BOUTEILLE
Avant: Cela fatigue l'organisme, contre-indiqué pour la plongée.
Après: Cela perturbe les échanges gazeux (augmentation des
pressions partielles ==> augmentation du risque d'ADD).
Attention : Contrairement à la plongée avec bouteille, veiller à s'équilibrer de façon à être en flottabilité positive jusqu'à environ 5 ou 6 mètres de profondeur.